L’entretien d’embauche commence par une question que personne ne vous pose
Avant l’entretien d’embauche
Combien d’entre vous cherchent un autre emploi ?
Combien d’entre vous cherchent un emploi mieux payé que la moyenne du salaire brut ?
Et combien d’entre vous cherchent un emploi… dans un autre pays ?
On parle CV.
On parle compétences.
On parle expérience.
On parle salaire.
Mais on parle rarement de la question essentielle :
Qui êtes-vous, vraiment ?
L’entretien d’embauche n’est pas une rencontre.
C’est une mise en scène.
On répète.
On anticipe.
On adapte.
On répond “correctement”.
Mais avant d’arriver à cette étape, il existe une étape invisible.
Silencieuse.
Inconfortable.
Se connaître.
À mille pour cent.
En 1886, un jeune homme répond à un questionnaire banal dans sa forme.
Il s’appelait Marcel Proust. Un écrivain majeur de la littérature française. Un homme obsédé par la mémoire, le temps… et la vérité intérieure.
Ce questionnaire deviendra célèbre non pas pour ses questions,
mais pour la sincérité de ses réponses.
Le fameux Questionnaire de Proust.
Parmi les questions :
Ma vertu préférée
Mon principal défaut
Mon rêve de bonheur
Ce que je déteste le plus
La faute qui m’inspire le plus d’indulgence
Ma devise
Et Proust répond :
« Le besoin d’être aimé… plus que le besoin d’être admiré. »
« Mon principal défaut : ne pas savoir vouloir. »
« Mon occupation préférée : aimer. »
Imaginez répondre ainsi en entretien.
Pas stratégique.
Pas calibré.
Pas corporate.
Vrai.
Un recruteur peut analyser votre CV.
Il peut tester vos compétences.
Il peut vérifier vos références.
Mais il ne peut pas deviner :
Ce que vous fuyez.
Ce que vous tolérez.
Ce qui vous épuise.
Ce qui vous fait vibrer.
Et tant que vous ne le savez pas vous-même,
vous risquez de signer… pour une erreur élégante.
Avant de chercher un emploi à l’étranger,
avez-vous répondu à ces questions :
Quel environnement me rend vivant ?
Quel type d’autorité me détruit ?
Ai-je besoin de reconnaissance ou de liberté ?
Suis-je prêt à réussir… ou ai-je peur d’être visible ?
Un entretien d’embauche commence bien avant la salle de réunion.
Il commence dans un dialogue intérieur.
Sans cela,
vous ne cherchez pas un emploi.
Vous cherchez une fuite.
Peut-être que la vraie préparation à un entretien n’est pas un coaching sur le pitch.
Peut-être que c’est un travail d’alignement.
Comme le questionnaire de Proust :
une exploration de vos contradictions,
de vos fragilités,
de vos désirs inavoués.
Car le marché est exigeant.
Mais vous devriez l’être aussi.